St Christophe
SAINT-CHRISTOPHE est l'un des plus grand quartier du 95, et egalement l'un des plus delinquants, avec de nombreux faits constatés. Saint-Christophe, est une ZRU.
Cergy-St-Christophe des voitures incendiées.
Dans la nuit de vendredi à samedi, des voitures ont été incendiées à Cergy-Saint-Christophe, à la hauteur du 1, rue des Galoubets. Des premier véhicule ont brûlés, se propageant rapidement à d'autres. L'incendie a également détruit deux volets d'appartement et brisé des vitres. La façade des l'immeubles a par ailleurs été noircie par les flames.
Une adolescence marquée par la délinquance
«J'AI LE REMORD qui me ronge. » Hier, devant la cour d'assises du Val-d'Oise, Abdel Moaz a de nouveau regretté son geste fatal de mai 2003. Ce soir-là, à la suite d'une série d'altercations avec Sahran Yahi, 23 ans, il l'avait tué d'une balle en plein coeur. Un drame sur fond de violences entre les quartiers. Agé de 25 ans aujourd'hui, il est accusé d'assassinat et risque la réclusion criminelle à perpétuité. Hier, la cour d'assises est longuement revenue sur l'enchaînement des violences qui ont abouti au crime. Comme dans nombre de dossiers similaires, la disproportion entre les faits de départ et le résultat final est terrible. Dans ce dossier, plus personne ne sait vraiment ce qui a allumé la mèche. Ce qui est certain, c'est qu'une bagarre en a entraîné une autre, puis une autre. L'accusé finit ainsi par reconnaître avoir organisé une opération punitive l'avant-veille du drame, pour se venger d'avoir été frappé par Sarhan et ses copains le matin. Alors, logiquement, il convoque sa bande des Genottes pour la revanche. Et deux jours plus tard, à l'occasion d'une nouvelle rencontre, le coup de feu part. Au cours de l'audience, l'accusé a réaffirmé avoir tiré sur la victime qui venait d'essayer de lui donner un coup de couteau. Une version à laquelle il s'est toujours accroché. Un père alcoolique et violent Tous les deux habitaient pourtant dans ce même square de l'Echiquier, à Cergy-Saint-Christophe, et depuis huit ans. L'un au n o 16, l'autre au n o 18. Mais la loi du genre exige apparemment qu'on ne se mélange pas. « Je ne fréquentais personne dans ce quartier-là. J'avais grandi aux Genottes » a confié Abdel Moaz, hier après-midi. Le matin, le président Vallée avait dressé le portrait d'un jeune en une phrase : « Une adolescence difficile et une entrée dans la délinquance précoce. » Une classe de cinquième qu'il triple, une rapide sortie du système scolaire, quelques tentatives de formation en pâtisserie, mécanique ou bâtiment sans diplôme au bout, un vague emploi en intérim dans une déchetterie : le parcours s'arrête là, malgré les interventions de la mission locale de Cergy ou de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse). Il n'a sans doute pas été beaucoup aidé par un père alcoolique et violent. Au regard du CV professionnel, le CV relevé par les services de police et la justice est lui beaucoup plus consistant. « J'ai fait des bêtises », concède-t-il. Cela commence effectivement dès 1995, à l'âge de 14 ans : incendie volontaire, violence volontaire. Ensuite, tous les ans, Abdel Moaz fait parler de lui, collectionnant les outrages aux policiers, les cambriolages et les violences. En 1999, une bagarre avec une arme lui vaudra sa première incarcération : un an et demi de prison, dont dix mois avec sursis et mise à l'épreuve. « L'arme, je ne m'en souviens pas », explique-t-il à l'audience. Suite des débats aujourd'hui.